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HelloCoton

mercredi 20 juillet 2011

Je t'aime moi non plus...

Aujourd'hui 20 juillet, une journée de contraste. Nous nous rendons à l'heure du déjeuner à Central, afin de déguster nos fameux dim sum. Il n'est pas question de se faire avoir cette fois ci ! Heureusement nous avons repéré une adresse et réalisons enfin notre souhait. C'est au Maxim's palace, à City Hall, dans un décor chatoyant que nous déjeunons. L'ambiance est agréable, le thé fait office d'apéritif et des dames arpentent la salle avec des chariots remplis de différents mets que nous choisissons au gré de nos envies.


Nous sommes très satisfaits mais restons néanmoins perplexes face à un des desserts. Une étrange boule visqueuse recouverte de morceaux de cacahuette, avec en son coeur du sésame. À vrai dire, il s'agit plus d'une matière que d'un goût. Peu convaincus, nous ne finissons pas nos bouchées.

Commence ensuite un long périple bien fatigant. Nicolas doit réunir quelques informations pour l'expédition à Macao que nous effectuerons demain. Et voilà que le manège recommence et que nous sommes renvoyés à une enseigne puis vers une autre. Tout ça pour finalement apprendre que nous ne pourrons acheter ce que nous souhaitons que sur place.

Direction ensuite la gare afin de prendre nos billets pour Guilin. De nouveau la même ritournelle, jusqu'à ce que nous aboutissions au stand du China railway. La vendeuse, qui s'occupe de quatre personnes en même temps et favorise largement la clientèle asiatique, nous informe qu'il ne reste que des "hard seat" pour le voyage Schenzen/ Guilin, c'est à dire des sièges très durs. Il faut savoir qu'il s'agit d'un trajet de 14h et qu'il s'effectue de nuit. Il est donc hors de question de prendre ces sièges. Après moulte réflexion, nous quittons le stand. Nous tenterons sûrement d'acheter un billet d'avion à l'aéroport de Schenzen, vendredi même.

Afin de décompresser de ces 2 bonnes heures passées à courir après des informations quasi absentes, nous décidons d'aller sur l'Avenue of the stars pour nous amuser un peu. Nous ne pouvons réfreiner un sourire en nous rendant compte que nous ne connaissons pas les trois quarts des acteurs ou réalisateurs honorés ici, mais nous sommes soulagés lorsque nous tombons sur Bruce Lee, Jacky Chan ou John Woo.



C'est alors que se produit une situation suréaliste. Une dame, chinoise ou peut-être pas, m'attrape par le bras en me parlant et en souriant et m'emmène avec elle vers le ponton pendant que son amie ajuste l'appareil photo. Je ne comprends pas ce qui se passe mais je saisis bien qu'elle veut que nous posions ensemble. J'ai peur au départ qu'elle me demande de payer, mais lorsque son amie la remplace et qu'elle se fait prendre en photo également je comprends que non. La raison de cet instant reste énigmatique pour moi !



Hésitant entre le star ferry tour (une ballade d'une heure dans le port sur un bateau) et une tentative d'ascension au Peak pour enfin voir la vue panoramique, nous optons pour la deuxième solution. Malheureusement, nous attendons pendant plus de 20 minutes un bus avant de nous rendre compte qu'il ne passe plus à l'arrêt à cette heure. Nous parvenons à le rattraper un peu plus loin et arrivons à l'arrêt du funiculaire 1h30 après avoir pris notre décision (ce qui, au vu de la distance qui les séparaient est assez énorme). Il est 19h passé, nous avons rendez-vous avec Patrick à la tour IFC (la très grande sur les photos, près du terminal des ferrys) à 20H30, il est trop tard pour monter. Je suis gagnée par une sorte de dépit. Cette ville me fatigue. Elle est anarchique, bruyante, bordélique.

Nous nous installons dans un café et conversons. Nous nous rendons compte qu'une fois passée l'admiration des premiers jours, Hong Kong est certes excitante, mais manque un peu de vie culturelle. C'est surtout un immense centre commercial, un grouillement perpétuel, mais il y a peu de spectacles, de concerts etc. Patrick dit que c'est une ville où il est avant tout question d'argent. Peut-être a-t-il raison. Nous évaluons ensuite les possibilités qui s'offrent à nous pour la suite du voyage et mélangeons nos idées et nos savoirs sur la question. De là naît un geste qui restera.


Nous rejoignons justement Patrick afin de diner dans un restaurant japonais haut de gamme. Il s'appelle L'Inagiku et se trouve dans un building surplombant la baie. Nous sommes installés à une table à côté des fenêtres et admirons Hong Kong brillant de mille feux. Nous mangeons comme des rois.

Nous nous pressons ensuite pour profiter du fameux marché de Temple Street. Après un trajet dans un métro bondé, nous débarquons face à une alignée d'étals et commençons à arpenter ce bric à brac. On trouve de tout ! Coques pour iPhone, chaussettes, sac à main, contrefaçon ou marque locale, bijoux, sex toys, c'est la folie. La rue contourne une place où se trouve une rangée de diseurs de bonne aventure. Les gens font la queue pour attendre leur tour et les voyantes qui sont libres font de grands signes pour appater le client.

Au milieu des étalages, je trouve certains visages attachants. Nous nous arrêtons à un stand de montres et j'en repère une qui me plait bien. Je sais que c'est du made in china et qu'elle ne durera pas forcément longtemps mais ce n'est pas grave. Nous demandons le prix au vendeur : 4,5 euros. Nous avons lu dans les guides qu'ici tout se marchande, mais quand je vois ce bout d'homme, tout sourire, avec son petit etal, je n'ai pas le coeur à grapiller un euro.

Et au fil des étals, c'est la réconciliation avec Hong Kong. Cette ville abrite quelques trésors d'ambiance. Ici c'est l'affolement, la vie, les petites babioles qui font rire, mais aussi, la nourriture. Les petites cantines sur tables en plastique s'enchaînent et les gens se repaissent de plats innombrables !

Un peu plus loin, un alignement de personnes chantant nous interpelle. Ils chantent tous des choses différentes, il y a des petits orchestres et nous ne savons pas s'il s'agit d'un karaoke. En tout cas, ça fait un vacarme bizarre. J'essayerai d'ajouter une vidéo un peu plus tard.

Après une folle course à travers les passerelles et centre commerciaux pour ne pas louper notre ferry, nous rentrons au final très satisfaits de notre journée.

Demain c'est mon anniversaire. Direction Macao, Nico a organisé quelque chose, mais je ne sais pas ce que c'est !

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