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HelloCoton

mardi 26 juillet 2011

Un monde de merveilles...Entre fleuve Li et rizières de LongJI

Les rizières de Longji en été Tout comme je l'ai fait dans l'avant dernier article, je parlerai aujourd'hui de notre journée d'hier (25 juillet) et de celle d'aujourd'hui.

Nous avons décidé hier de nous rendre dans le village de Yangdi, afin de prendre un bateau en bamboo pour redescendre une partie du fleuve Li, jusqu'au village de Xinping. La première étape, toujours un peu problématique pour nous : prendre le bus jusqu'à Yangdi. Nous nous rendons à la station de bus et suivons une vieille dame qui nous mène à celui que nous cherchons. Le problème c'est que toutes les destinations sont écrites en chinois. Du coup, nous n'avons d'autre choix que de suivre les rabatteurs, en espèrant tomber sur le prix officiel (celui que nous trouvons dans le guide et à l'auberge). Par chance, c'est le cas de celui que nous empruntons, et le sentiment de ne pas être victime d'une arnaque, presque pour la première fois depuis notre arrivée, nous enchante.




Qui plus est, nous sommes dans un vrai bus local, et nous le sentons bien ! Le chauffeur mange ses nouilles en attendant que le car soit plein, un homme monte avec un énorme moteur pour tracteur (sans doute, nous ne sommes pas sûrs), les gens prennent de petits tabourets lorsqu'il n'y a plus de place et s'asseyent dans l'allée. Nous démarrons, genoux contre genoux avec une femme et son nouveau né, sur les routes cahotiques chinoises et admirons une ambiance rurale sans artifice.


Arrivés à destination, nous arpentons le quai, harcelés par un rabatteur (une dame âgée) qui veut nous louer un bateau en bamboo. Nous essayons de parler directement avec les chauffeurs des bateaux, mais ils refusent tous de nous prendre. Nous comprenons alors qu'ils travaillent avec les rabatteurs et qu'il faut obligatoirement passer par eux pour arriver à nos fins. Comme d'habitude, il faut marchander. Elle nous propose un prix, nous refusons, elle repropose, c'est toujours au dessus du prix véritable. Nous faisons quelques pas, elle revient vers nous avec un nouveau prix, etc. jusqu'à ce que Nicolas arrive à obtenir le prix que nous avons vu dans le guide. Il faut dire qu'il développe de plus en plus l'art du marchandage et j'ai même l'impression qu'il s'amuse un peu en le faisant.

Nous pouvons enfin embarquer. Une petite photo et hop ! à l'eau ! Nous débutons une délicieuse ballade d'une heure et demi sur les eaux calmes du fleuve, à admirer l'un des plus beaux paysages du monde. Les pains de sucre se dessinent les uns après les autres sans jamais se ressembler et nous avons la sensation de faire corps avec la nature. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent encore un peu au charme de l'instant.




Par moments, nous longeons de petites plages où règne la même vie que sur les bords de route. Stands de nourriture, chevaux, canards, étrange réunion...

Alors que nous accostons à Xinping et que nous affrontons de nouveau la foule de personnes qui souhaitent nous emmener jusqu'à la gare de bus, ou encore nous vendre leur bijoux, nous admirons ce paysage qui ne nous lasse pas.


Nous décidons ensuite de regagner le village à pied. Il me semble à un instant être en Afrique, ou au Moyen-Orient, mais les paysans cultivant leurs rizières plantent le décor asiatique. Nous traversons le très beau pont à l'entrée du village et franchissons la grande porte. Ici encore, tout le monde cherche à nous vendre quelque chose.



Alors que nous parvenons à trouver un bus pour retourner à Yangshuo, grâce à l'aide d'une famille chinoise, nous admirons le soleil qui décline derrière les pics.

De retour à l'auberge, nous nous préparons pour aller voir le spectacle local intitulé "Impression Sanjie Lu". Il fait appel à plus de 600 acteurs, principalement des gens des villages et est mis en scène par la personne qui avait organisé la cérémonie d'ouverture des JO de Pekin.

Nous prenons la navette réservée par l'auberge et subissons la conduite folle du chauffeur. C'est également l'occasion de rencontrer Daniel et Estelle qui sont à l'auberge avec nous. Il est allemand et travaille à Pekin depuis 8 mois. Il profite de ses congés pour découvrir le pays. Estelle quant à elle est espagnole, ce qui ne paraît pas au premier regard puisqu'elle est d'origine asiatique. Elle passe une dizaine de jours en Chine, dont 2 à Yangshuo, et part demain à Hong Kong. Nous sympathisons et nous entraidons dans l'anarchie ambiante. Nous sommes rangés en files et devons suivre un drapeau avec un numéro. Tout cela semble très organisé mais au moment d'accèder aux gradins, tout le monde se précipite et c'est la cohue ! Nous prenons place, le spectacle commence et nous constatons que les chinois ne s'arrêtent pas de parler. En réalité, le show est plus dans la salle que sur scène. En effet, malgré de jolies effets de lumières et quelques jeux de mise en scène réussis, l'ensemble est assez ennuyeux et manque de rythme. Qui plus est, les acteurs parlent en chinois et nous ne comprenons rien. Les chinois quant à eux sont du genre à faire de grands "whaouuuu" quand un jeu de lumière s'accompagne d'un bon coup de gong !


Alors que le salut débute (et peut être même un peu avant), tout le monde commence à se lever et à partir. Nous sommes estomachés ! Pour nous, c'est du jamais vu ! Nous nous retrouvons contraints de sortir alors que la musique s'achève à peine et réalisons à quel point le peuple chinois incarne la culture et la consommation de masse.

Nous rentons et mangeons un morceau tous ensemble pour échanger nos impressions et parler de ce que nous avons fait. Ce petit moment européen nous fait du bien.


Nous filons nous mettre au lit mais tentons de réserver avant nos billets pour Haikou. Nous sommes censés partir jeudi. Et là... c'est le drame ! Aucun vol direct, seulement des vols avec escale qui dure toute la journée et des prix assez exhorbitants ! Nous décidons de remettre le problème au lendemain, il est déjà 2 heures du matin !

DRIIIIIIIIIIIIIINGGGGGG ! Outch ! 6h30, il faut se lever (oui oui après deux ou trois rappels hein !) Une navette vient nous récupérer à 7h20 pour nous emmener aux rizères en terrasse de LongJi. Elles se situent à 180km de Yangshuo et il nous faut faire 3 heures de route dans un mini van pour les atteindre. Nous manquons d'avoir un accident un nombre si incalculable de fois, qu'on finit par ne plus avoir peur et nous arrivons à destination. Le site est assez balisé. Il nous faut prendre un autre bus pour nous rendre au village de la minorité Yao. Nous sommes très excités à l'idée de découvrir un peuple avec des traditions très anciennes. La minorité Yao est particulièrement connue pour ses femmes qui ont des cheveux mesurant 1,75 mètres !

Arrivés à destination, nous traversons un pont au dessus de la rivière. Un homme nous prend en photo à l'arrivée. Hum... étrange... Ensuite, nous visitons une maison "typique" des Yao qui n'est autre...qu'une maison témoin. Ah oui ! Sans compter qu'à peine descendus du bus, et tout au long de la visite du village, des femmes essayent de nous vendre les mêmes objets et bracelets que nous trouvons partout. Alors que nous commençons à penser que tout ceci n'a pas grand chose de véritable, nous touchons le fond en nous retrouvant propulsés au show des femmes Yao. Habillées en tenues traditionnelles sur une scène, elles chantent, dansent, pendant qu'une autre avec un micro explique des choses. Elles proposent ensuite de simuler la cérémonie du mariage et font appel à des gens du public. L'audience rigole grassement, nous nous regardons d'un oeil désespéré, attéré par ce spectacle grotesque et pris d'un profond sentiment de s'être bien faits avoir.



Nous quittons le village et partons en direction de Ping'An, où se trouvent les rizières en terrasse. Nous repassons un guichet pour entrer dans le village, esquivons comme tous les jours, à chaque instant, les vendeurs en tout genre et nous arrêtons pour déjeuner et goûter à la tradition locale : le bamboo rice. Un riz cuit dans du bamboo. C'est bon et les prix sont honnêtes, c'est déjà ça. Néanmoins, nous n'oublions pas de nous désaltérer grâce à une boisson américaine. C'est aussi ça le mélange des cultures !


Nous apprenons que le reste de l'après-midi est un temps libre et qu'il nous faut juste retourner au parking à une heure donnée. Nous nous lançons donc dans l'ascencion du village, afin d'atteindre le sommet des rizières et de pouvoir les observer pleinement. Le parcours est rude, tout comme la chaleur. Il fait probablement 40 degrés au soleil, et l'ombre se fait rare... Nous sommes en file indienne, suivant sagement le chemin avant d'atteindre notre destination. Il n'y a rien à dire, c'est juste splendide et fascinant de perfection.


Nous repérons un petit chemin un peu plus loin, qui semble traverser les rizières. Commes il est un peu boueux et visiblement pas prévu pour accueillir le public venu en talons, personne ne s'y aventure. Raison de plus pour y aller ! Nous prenons un chemin sympathiqe et croisons même un cheval, attaché là et attendant sagement son maître.

Et enfin ce que nous étions venus chercher se dessine sous nos yeux. Nous nous retrouvons dans les rizières, tout en surplombant les terrasses et admirons cette merveille sans aucun touriste autour de nous. Ce spectacle est d'une séreinité incroyable.






Mais l'heure file vite et il nous faut regagner le parking si nous voulons rentrer à Yangshuo. Nous repartons le coeur plein de joie. Non seulement nous avons vu ces rizières qui nous intriguaient tant mais nous avons en plus réussi à avoir un vrai moment avec la nature, sans qu'elle soit polluée par tout ce commerce et ce tourisme de masse. C'est principalement ce que nous cherchons à trouver à travers ce voyage et particulièrement dans cette région.

En redescendant, il est impossible de ne pas constater à quel point la réalité et la profondeur de ce village sont perverties par cet incessant va et vient de visiteurs. Et nous pensons avec tristesse que la totalité du patrimoine de l'humanité finira en immense parc d'attraction...

3h30 plus tard, nous revoilà à l'auberge. Un petit saut au café China, notre QG, où nous savourons le canard à l'orange que nous affectionons, des brochettes de poulet satay et une noodle soup, et nous nous penchons sur "le problème Haikou". Le personnel de l'hôtel ne nous est en l'occurence pas d'une grande aide, mais nous finissons par trouver une solution. Nous partirons vendredi au lieu de jeudi. Il y a un vol direct le matin. Nous serons à Haikou à midi, ce qui devrait nous laisser le temps de profiter de la journée.

Demain, ballade en scooter et baignade dans le fleuve sont au programme... Miam !

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