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HelloCoton

mardi 7 juin 2016

Semmengoh et Bako National Park : plein les yeux à Borneo !

Orangs outans de Borneo
Bornéo, Bornéo… à l’évocation de cette destination, beaucoup de personnes ont eu du mal à la situer. Les Antilles ? Les caraïbes ? Bora Bora peut-être ? Non, Bornéo est la quatrième plus grande île du monde et est partagée par deux pays, au nord la Malaisie, au sud l’Indonésie.

C’est dans la partie nord que nous allons passer les 10 prochains jours avant une étape aux îles Perhentians qui devrait nous rappeler de bons souvenirs !

Retrouver l’Asie du sud-est est un vrai bonheur ! La vie locale agitée et joyeuse, les odeurs de nourriture à tous les coins de rue, les sourires, les bus pourris, le son du Seven/Eleven (7/11) quand on pousse la porte, la joie de la clim quand on entre dans un magasin ou dans la chambre d’hôtel ! Quel bonheur !

Bonheur d’autant plus grand que Bornéo, contrairement à la Malaisie péninsulaire a une ambiance plus proche de la Thaïlande, une ambiance où les gens sont encore amusés de voir des occidentaux, où les étals paraissent un peu anarchiques, bref, une ambiance comme on l’adore !

Après pas loin de 24h de voyage, nous avons retrouvé la moiteur asiatique et la chaleur qui va avec et nous avons commencé fort avec un des trésors de Bornéo : les orangs outans. Il faut savoir que Bornéo est un vrai vivier de faune et de flore et que c’est en grande partie pour cette raison que nous souhaitions nous y rendre. La forêt primaire, les animaux n’ont nul autre pareil.

Et les orangs outans de Bornéo sont uniques au monde… et en voie d’extinction.

Semmengoh est une réserve qui tente de les sauvegarder. Les orangs outans y évoluent librement dans une jungle incroyablement dense et bruyante mais un rituel de nourriture a été instauré par les gardes forestiers, à 9h et à 15H et certains viennent donc se nourrir sous les yeux ébahis des visiteurs. Aucune assurance de les voir cependant. Comme nous l’a rappelé le guide avant de nous laisser accéder à la « feeding area », nous sommes sur leur territoire et non l’inverse. Certains jours aucun ne se montre, s’ils trouvent par exemple autre chose dans la jungle pour se substanter.

Nous avons été chanceux. Alors qu’il termine son briefing de sécurité, le guide nous explique qu’il ne veut pas trop nous retenir car plusieurs orangs outans sont déjà entrain de manger. Nous accédons donc à la zone, un petit promontoire aménagé et laissant une certaines distance avec les animaux. Nous voilà subjugués par une maman et son petit et un autre orang outan un peu plus loin. Les regarder faire est fascinant, par moment ils ont des expressions tellement drôles et humaines. Leur souplesse, leur beauté, bref c’est un moment magique. Nous restons tous là jusqu’à ce qu’ils s’enfoncent à nouveau dans la jungle et disparaissent quasi instantanément. Et alors que nous pensons en avoir fini, un guide vient nous chercher pour nous prévenir que d’autres sont vers l’entrée du parc. Et rebelote ! Ceux-là se trouvent encore plus près de nous ! Il est dur de les laisser un peu après 10h, lorsque le guide nous explique que la réserve va fermer. En effet, ils tentent de minimiser le contact avec les humains. Quels moments magiques !








Alors que nous attendons le bus local pour repartir à Kuching, où nous résidons, nous commençons à trouver son retard un peu louche. Nous retournons voir le guichetier du parc, il nous explique que le bus est déjà passé pour récupérer les autres visiteurs (mais il devait passer à 11h et on attendait depuis 10H50) ouais bah en fait, les horaires on s’en fout ! Heureusement, il a déjà prévenu la vendeuse du petit café/boutique de souvenirs où nous étions quelque peu avant. Celle-ci nous dépose gentiment en voiture quelques kilomètres plus loin, à un endroit où « plus de bus passent ».

Bon, je sens que vous vous en doutez, on l’aura attendu encore trois bons quarts d’heure ce bus avant qu’il ne pointe le bout de son nez ! Mais c’est pas grave ! On est au milieu des gens, il y a des sacs de riz dans le bus (ça m’avait manqué tout ça !) on se met où on peut bref c’est ça aussi le voyage ! 

Après un bon repas et le premier retour au 7/11 on s’effondre à l’hôtel. Il faut se remettre du voyage !

Un des nombreux temples chinois de Kuching
Le soir, nous nous promenons le long de la rivière de Kuching, splendide avec la lumière des temples et des mosquées. L’appel à la prière se mélange aux rires des passants et de nombreuses échoppes longent la rive. Bornéo nous paraît beaucoup moins musulmane que la Malaisie péninsulaire. Nous y croisons moins de femmes voilées et beaucoup de temples chinois.

Après un petit oeil dans le Lonely, nous décidons de nous rendre dans un food court sur le toit d’un centre commercial (Topspot). Et là c’est absolument génial ! Il est immense ! Les tables sont quand même rattachées à des échoppes. Nous nous installons, il y a un menu mais le mieux est ensuite d’aller choisir son poisson. Oui, ici toutes les échoppes ou presque vendent du poisson et des fruits de mer. Nous optons pour du homard, du riz et des légumes. C’est un régal ! Et tout ça pour un prix dérisoire bien sûr, c’est ça aussi l’Asie du sud-est !

Les nouvelles aventures des sacs à dos !
Lundi, direction le parc national de Bako. Pour l’atteindre, une traversée en bateau est obligatoire. L’arrivée est superbe, on se croirait dans King Kong ! Les formations rocheuses à même la plage sont impressionnantes ! 




Arrivée à Bako...

Motivée avant le drame...
Après avoir déposé nos sacs (nous y passerons la nuit), nous décidons de nous lancer dans une rando censée nous mener jusqu’au nord de l’île, où se trouve une plage splendide. Mais pour y arriver… pfiou pfiou pfiou ! L’idée est d’abord d’atteindre le sommet des formations rocheuses, puis de marcher un peu sur du plat , avant de redescendre jusqu’à la plage (peut-être, un jour). L’ascension est terriblement escarpée et éreintante. Notamment avec la chaleur qui règne (il fait en moyenne 35 à l’ombre) et ça se gâte lorsque l’on réalise que nous n’avons pas du tout pris assez d’eau. On se motive on se donne du courage. Plusieurs fois on se dit que l’on va rebrousser chemin et au moment de bifurquer entre la plage que nous visions et une autre un peu plus proche, nous décidons d’opter pour la seconde solution. Il y aurait eu encore une bonne heure de marche pour la seconde plage. Considérant qu’il fallait ensuite rentrer, nos réserves en eau n’auraient pas été suffisantes. Nous pensons donc arriver jusqu’à l’autre plage mais en fait… on aboutit en haut d’une falaise ! Nous avons donc un panorama magnifique sur la plage, la mer et les montagnes mais la descente jusqu’à la plage est interdite et quand bien même… Notons quand même qu’en chemin nous avons croisé des singes et des sangliers (Pumba!?) ! Et bien sûr que la nature était splendide !

Marches en racines...




Hakuna Matata !

Les winner...


Nous prenons le chemin du retour et atteignons difficilement les bureaux du parc. On se rue sur l’eau et sur un bon repas avant de s’effondrer à nouveau pour une sieste. Le soir, nous allons remettre ça pour une randonnée nocturne avec un guide… 

Dans le trou, la tarentule !
Nous voilà aux bureaux du parc à 20h, armés de nos frontales avec une dizaine d’autres voyageurs prêts à suivre notre guide dans la jungle. La noirceur et les bruits venant de toutes parts sont impressionnants. Tapis en haut d’un arbre, un lémurien volant, plus loin une tarentule ! Par moment, notre guide nous fait éteindre nos lampes et nous détaille les sons que nous entendons : crickets, oiseaux, hiboux…  Alors que nous sommes dans le noir, le sol devient phosphorescent ! Ce sont les feuilles mortes d’un arbre qui brillent grâce à une sorte de champignon! Nous croisons un magnifique martin-pêcheur et des grenouilles vertes minuscules mais à la peau toxique ! Bref, une superbe découverte et un vrai plus avec le guide qui connaît la jungle par coeur et sait où chercher pour trouver ces trésors !

Le lémurien volant (qui ne vole pas mais saute d'arbres en arbres)


Le martin pêcheur




Ce matin, nous nous lançons dans une rando direction Telok Paku. Plus courte que celle d’hier elle n’en est pas moins physique en raison de chemins très escarpés. Par moment les singes sont juste au dessus de notre tête et nous nous demandons s’ils vont tenter de nous chiper quelque chose ! Puis nous aboutissons à une magnifique plage. L’ambiance n’est pas à la baignade, la marée est basse et des dizaines de méduses sont échouées sur la plage. 

Le paysage par contre est à couper le souffle. D’immenses formations rocheuses, de la jungle abondante, des poissons qui ressemblent à des lézards, ou l’inverse ! Bref, c’est Bornéo comme on en rêvait !


Les poissons lézards


Nous voilà à présent à Miri où nous allons prendre un avion demain matin direction Gurung Mulu National Park. Le spectacle s’annonce très bon, entre rando et découverte de grottes parmi les plus grandes du monde !

Nous n’aurons pas internet pendant quelques jours ! On vous donne des nouvelles dès que l’on peut ! À très vite !


1 commentaire:

  1. Très beau récit et jolies photos qui nous font rêver. Le dépaysement ! Bonne
    continuation. BV

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